Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Odile Laude Inspiratrice de vie

La vie n'est pas la même pour tout le monde

Le parfum du Bonheur est plus fort sous la pluie
de Virginie Grimaldi

Le thème : Les relations de couple, familiales. La parentalité, le deuil, la séparation, la filiation, les secrets de famille

La vie n’est pas la même pour tout le monde.

Même au sein d’un foyer, d’une famille. Même si on vit sous le même toit, nous avons tous nos propres ressentis face à une situation parce que tout simplement, nous n’avons pas le même vécu, le même passé.

Notre enfance, nos parents, nos professeurs à l’école, notre famille, nos camaraderies façonnent l’adulte que nous sommes. A l’image d’une maison que l’on construit briques après briques. Nous traînons derrière nous notre bagage émotionnel qui n’attend qu’une chose pour s’ouvrir : que la Vie nous envoie un défi plus gros que les autres, une grosse claque, un mur, une chose insurmontable à nos yeux, inimaginable, inconcevable.

… “ La douleur, c’est comme un boomerang. Si on essaie de l’envoyer loin de soi, elle nous revient en pleine tête.
On peut faire comme si elle n’existait pas, essayer de la faire taire, mais elle reste là, tapie, latente, à attendre la moindre faille pour se diffuser dans nos veines. “…


Et à cause ou grâce à ce passé (ça dépend comment on voit les choses), nous avons tous un regard différent sur ce qui nous entoure. A travers le filtre de nos émotions, de nos pensées, face à une situation, notre réaction sera différente de celle de notre compagnon, de notre fils, de notre fille, de notre meilleure amie, de notre mère. Et c’est ce que ce livre nous invite à découvrir.

Se souvenir que du meilleur

A travers l’histoire d’une rupture sentimentale, d’une séparation, l’Auteure nous raconte quinze années de la vie d’un couple. Pauline n’a retenu (ou voulu retenir) que le meilleur. La rencontre avec l’homme qui deviendra son mari. Tous les petits bonheurs de la Vie, son quotidien, la naissance de son enfant. 

… “ Je rédigeais un courrier quand tu es entré dans mon bureau. Je me souviens encore du mot que j’étais en train de taper : “douceur”….
– Bonjour, je peux regarder votre ordinateur ?
– Pourquoi voulez-vous regarder mon ordinateur ?
– Pour voler vos données confidentielles, je bosse pour la concurrence.

Tu as éclaté de rire. Tu as dû avoir peur que je te donne un coup de boule.

– Je suis venu vérifier que tout était à jour au niveau informatique, votre patron a peur que le bug fasse tout sauter.
– Vous êtes informaticien ?
Non, je suis boucher, mais c’est un peu pareil.

Tu as encore ri. Je devais vraiment te faire peur.

– Je suis étudiant en informatique, Mr Bouffard est un ami de ma famille. Je m’appelle Benjamin, mais tout le monde m’appelle Ben. Je peux ?

J’ai reculé mon siège et je me suis levée pour te laisser la place, énervée que tu aies abusé de ma naïveté et que tu me fasses perdre du temps de travail au risque de me faire partir en retard. Et puis, tu t’es accroupi pour atteindre l’unité centrale, ton blouson s’est soulevé, ton jean s’est baissé et un caleçon orné d’un père Noël est apparu. J’étais foutue. “


Ben, lui, se souvient des moments de bonheur mais il n’a pas occulté ce qui a fait basculer son couple (non, je ne vais pas spoiler!).

… “ Je suis arrivé juste à temps. Tu étais allongée sur la table d’examen quand je t’ai rejointe dans la pièce. Tu m’as lancé un regard noir.
Je t’ai dit que je n’avais pas vu l’heure à cause du boulot.

Le radiologue m’a demandé de m’asseoir et il a appliqué le gel sur ton ventre. Il a fait glisser l’appareil et le spectacle a commencé.

C’était la troisième fois qu’on la voyait. Bientôt, on la serrerait dans nos bras. Notre fille.

Elle a levé son bras, comme si elle avait voulu nous dire bonjour. Je ne lâchais pas l’écran des yeux, j’étais émerveillé. C’était nous qui avions fait ça. De la magie, voilà ce que c’était.

Tu as pris ma main, je sentais ton cœur battre dans tes doigts. Ton regard n’était plus noir.

On avait déjà vécu ça, mais, cette fois, il y avait un truc en plus : on savait. On savait quel ouragan d’amour aller nous engloutir, quelle joie intense on allait ressentir en la voyant pour la première fois, on savait qu’on aurait le cœur gonflé en la regardant dormir, des fous rires à chacune de ses grimaces, on savait ce sentiment d’avoir une raison de vivre.”… 

Faire la paix avec son passé, sa famille

Mais ce livre va beaucoup plus loin encore. 

Virginie Grimaldi nous offre la possibilité à travers l’histoire familiale de voir les choses sous différents points de vue.

Pourquoi la relation entre Pauline et sa mère est si compliquée ?

Pourquoi la distance s’est-elle installée entre sa jeune sœur et elle ?

Pourquoi Colombe, sa grand-mère est si “piquante” et n’ouvre la bouche que pour critiquer ou faire des reproches ?

… “ Pour se relaxer, certaines personnes vont au hammam, d’autres font du sport. Moi, je repasse. 

Je ne connais rien de plus apaisant que le fer brûlant qui glisse sur le tissu et le transforme en un clin d’œil. De froissé et rêche , il devient lisse et doux. Pourvu qu’un jour on invente un fer à repasser sa vie. 

Colombe est dans la buanderie lorsque j’y arrive, ma panière de linge propre sous le bras.

– Ah, tu utilises le fer ?
– Il semblerait. 
– Toujours aussi aimable, Marcelle.
– Je repasserai plus tard. 
– Attends ! J’ai bientôt terminé. Tu sais donc te servir de tes mains ? 
– Pardon ? 
– Ta mère n’a jamais rien su faire de ses dix doigts. Si elle n’avait pas rencontré Patrick, elle vivrait dans une porcherie et se nourrirait exclusivement de plats surgelés. Si tu sais repasser, elle n’a pas tout loupé. 

Je reste muette , choquée par la violence de ces mots à l’égard de sa propre fille.”…


Si il y a bien une chose que j’ai comprise (depuis pas si longtemps que ça d’ailleurs), c’est que les relations familiales sont rarement faciles. Parce que, plus on aime quelqu’un, et plus nos attentes vis-à-vis de lui sont grandes.

On attend de nos parents qu’ils nous aiment quoique l’on fasse. Qu’ils nous soutiennent, nous comprennent, nous aident, nous cajolent. On attend d’eux un amour inconditionnel. 

Mais ces marques d’attention sont-elles réciproques ?

N’avons-nous pas tendance à juger bien rapidement, à critiquer injustement ?

Comprendre que chacun a fait de son mieux, avec les outils qu’il avait à ce moment-là, par rapport à l’époque, avec son niveau de conscience.

Faire la paix avec son passé, sa famille, est une étape obligée à qui veut avancer dans sa vie de manière sereine. 

Lorsque le bonheur est normal, on ne le remarque plus


En conclusion, je vous laisse avec ce magnifique passage de ce livre (mon préféré).

…” – Approchez, murmure t-il.

Je me lève et le rejoins. D’un signe de tête, il désigne l’extérieur :

– Qu’est-ce que vous voyez ?
– Une rue , des immeubles, des voitures…
– Qu’est-ce qu’il y a de particulier aujourd’hui ?
– Aucune idée. Il pleut ?

Il hoche la tête, satisfait.

– Eh oui, il pleut. La plupart des gens n’aiment pas la pluie. Vous aimez la pluie ?

Je secoue la tête.

– Pourquoi ? demande-t-il.
– Je ne sais pas, j’ai toujours détesté la pluie. J’ai toujours détesté ce qui m’évoque le malheur. La pluie, le gris, la nuit, les romans dramatiques, les chansons tristes, les journaux télévisés, les aéroports. Je crois que j’ai peur du malheur. A chaque fois que je suis triste, j’ai peur de sombrer et de ne jamais remonter. 

Je n’avais jamais pensé à tout cela. Je l’analyse en le verbalisant. 

– Vous venez de traverser une période de pluie, sans doute l’une des plus sombres que vous connaîtrez dans votre vie. Vous allez couler, parce que c’est normal et nécessaire, mais vous êtes remonté, n’est-ce pas ? 
– C’est vrai. 
– Comment avez-vous fait pour remonter ? 

Je réfléchis quelques instants.

– Je me suis dit que ça finirait par passer. Je me suis accrochée aux jolies choses, même les plus infimes. 

Du coin de l’ œil, je vois un grand sourire barre et son visage.

– Voilà. vous avez tout compris. 
– Je ne suis pas sûre…
– Vous n’avez plus à craindre le malheur. C’est au plus fort de son étreinte que l’on apprécie le plus les choses positives. Lorsque le bonheur est normal, on ne le remarque pas.

Ses mots traversent ma cuirasse et se plantent dans mon cœur. Je prends conscience qu’il a fallu que le bonheur s’échappe pour que je remarque à quel point j’y tenais. Il me fixe du regard et répète, lentement, comme à chaque fois que c’est important :

– C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.
– Mais, alors, ça veut dire qu’il faut rester malheureux ?
– Pas du tout ! Ça signifie que, quelle que soit la situation, le positif est là pour ceux qui savent le voir. Une fois que l’on une fois que l’on sait, tout a plus de saveur .

Nous observons en silence les gouttes qui ruissellent sur la vitre. J’ai compris le message. Je ne dois plus avoir peur des orages. Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie. “… 

 

Odile Laude 
Inspiratrice de VIE

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Odile Laude

Odile Laude

J’ai choisi d’accompagner les personnes qui traversent, ou qui ont traversé la maladie, à sortir de l’impasse émotionnelle dans laquelle elles se trouvent et qui les paralyse. Qui les empêche d’avancer vers la Vie dont elles rêvent, dans la sérénité et l’amour d'elles-mêmes. Parce que Oui ! VIVRE pleinement heureuse avec une belle énergie malgré des traitements lourds et la maladie c’est POSSIBLE. En s'aimant telle que l'on est, sans peurs ni culpabilité. Parce que le BONHEUR, c’est maintenant !

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